La dernière grande course de l’année 2009.
Je me suis mis dans l’idée de faire cette Sainté Lyon après mon retour de la réunion, c’est vrai que j’avais dit que je ne reviendrais pas, mais bon…
Vendredi soir ma femme m’a fait la surprise d’inviter plein d’amis pour fêter cette saison, une belle petite fête mais sérieuse puisqu’à 1 jour du départ

Samedi soir, on arrive assez tôt à Sainté avec Vincent et Nico, ils préfèrent aller à un petit resto assez tôt au lieu d’aller au repas d’avant course des kikoureurs qui est à 20h. Ensuite c’est repos jusqu’à 23h35… aie je me lève un peu à l’arrache, je me prépare, remplis mon sac, dépose mon sac au car et je me rend sur la ligne. Je retrouve plein de coureurs, je fais 5 min d’echauffement avec Aurelien puis on se retrouve sur la ligne.
A minuit le départ est donné, c’est étrange , le rythme est lent en ce début de course il semble que personne ne veuille prendre les initiatives, j’avais dit à Aurélien que le départ était rapide mais ce n’est pas le cas cette année. Puis progressivement le rythme s’accélère. Les jambes ne vont pas mal, je ne suis pas le groupe de tête mais je garde contact à distance. Avant d’attaquer la première vrai bosse, je me retourne, lève un peu le pied mais Aurelien est décroché, il me fait signe. Lorsqu’ Eric me passe, je le suis à distance et reprend un rythme plus élevé. Je bois, je m’alimente, tout va bien, il y a un peu de boue mais rien de grave, j’essaye de laisser dérouler un peu en descente. Je ne vois plus la tête de course mais bon ce n’est pas grave, la course est longue. Je fais route avec Pascal, Sam, Jérémy, c’est un peu l’accordéon. Les premières douleurs au ventre arrivent… ca arrive quelquefois sur d’autres courses et ca passe rapidement, mais pas cette fois. En general, je ne mélange pas produit dans l’eau et gel, je ne sais pas ce qui m’a pris cette fois… A un ravito, je veux prendre un coca, je monte dans une grange car il n’y en a pas sur le chemin mais il n’y a pas de verre, donc finalement je pars sans rien prendre, je m’arrête un peu plus loin et prends un spasfon. Malheureusement, cela ne fera rien, pourtant les jambes ne sont pas si mal, mais les chocs répétés des pas amplifient la douleur, parfois en descente je dois ralentir pour avoir moins mal au ventre. J’ai fini de jouer au chat et à la souris avec Sam, je ne le reverrai pas. Je ne m’alimente plus et ne bois plus non plus, je bois seulement du coca aux ravito et je serre les dents. Je m’arrete meme une fois aux toilettes, mais rien ne fait.
Combien de fois me suis je dis : j’arrête ? je ne sais pas, je crois que je n’ai pas assez de doigts pour les compter. Je me dis que ca va passer, que j’ai plusieurs fois vu plein de coureurs arriver bien après moi sur des courses et qui ont beaucoup plus souffert. Ce n’est pas une blessure, cela ne risque pas de s’aggraver en continuant. On m’a offert une invitation, il faut au moins faire ce que je peux pour terminer même si ce n’est pas aux avant postes. J’ai l’impression de courir au ralenti, c’est pas très sympa pour les coureurs avec qui je suis, mais c’est vraiment ce que je ressens. Mes jambes sont maintenant plus dures et je n’arrive plus à allonger, ca doit être le manque d’alimentation, ou le moral ou les deux.
A 12kms de l’arrivée, je retrouve Vincent, il s’est trompé de route, puis le moral et les jambes l’ont quitté, il me dit qu’il va terminer en marchant, je repars alors avec deux coureurs, Patrice Marmet et Bastien qui avait lui aussi des douleurs au ventre, je lui conseille le médicament américain…
Dans la montée suivante, je ne cours pas, je la fais tout en marchant et mes deux compères s’éloignent. Malgré cela le moral revient, je discute un peu avec les bénévoles, plaisante avec les rares passants, je croise deux fois Jean Michel sur cette fin de parcours, il est à bloc, ca me remotive, je tente la montée de fourvière en courant et ca passe, le ventre va mieux, je m’arrete prendre un dernier coca, prends un peu de temps sur le pont qui est chouette et continue mon chemin à allure modérée. Le mal de ventre est complétement passé alors je termine à bloc. Quel utilité ? je ne sais pas mais je déroule et accélère. Sur le quai, on m’annonce l’arrivée à 2.5kms, je double Patrice et l’encourage pour s’accrocher mais il ne le fera pas, je suis sur la dernière ligne droite avec ces arbres illuminés, c’est plus sympa que ces routes sombres en campagne (meme si je suis sur que j’inverserais certainement mon jugement de jour…)
Voilà, la ligne d’arrivée est franchie, Jean Michel est toujours là !
Je finis pas trop carbonisé mais il faut dire que pendant plus de 25kms j’étais à un rythme de footing. Je termine finalement 11ème pas très loin de la « target » de 10 mais raté quand même

. Loin de ma 3eme place en 2008, comme quoi les années se suivent mais ne se ressemblent pas.
Pour cette année, le balisage était mieux (ou/et j’étais plus attentif), j’étais moins seul mais ca semble logique quand on est plus loin dans le classement, le bitume passe mieux, j’avais des chaussures plus amortissantes mais je pense que la vitesse change beaucoup la perception de la course. Bon pas de regret sur ma course, je n’aurais en aucun cas pu rivaliser avec Christophe qui fait une magnifique course en un temps incroyable, de même pour manu !
Seul petit regret, pas de repas avec les kikou ni de croissants avec Alex et yorik, j’ai préféré prendre le train pour rejoindre ma famille et assister aux premieres competitions de gym de mes filles. Ce sera pour une prochaine fois.Ca fait du bien de se prendre des coups de batons parfois, ca remet un peu les choses en place, il faut donc rester concentré en permanence, y compris sur son alimentation.Avant de commencer sérieusement le ski, je devrais participer au trail de noel avec Guilaume ce we, après ce sera les vacances pour le trail pendant presque 1mois…
a+
Ludo
Merci Jean Michel et Generation Trail pour les photos !!