La partie domaine vidot / notre dame de la paix est variée avec des bons raidars et des parties roulantes, Céline gère bien cette partie et on est maintenant dans un wagon stable, on en double pas beaucoup et peu de personnes nous doublent. Comme l’année dernière, c’est aussi l’occasion de parler avec quelques personnes qui me reconnaissent, des échanges sympas et toujours beaucoup d’encouragements pour aller au bout. Avant notre dame de la paix , une grosse partie bitume qui sera une alternance de marche et course, on a une petite assistance en la personne de Seb Tholozan qui ravitaille son groupe
Coeur de Performance, c’est vrai que cette année on a pas la chance d’avoir nos filles pour notre assistance et cela nous permet de nous alléger un peu. On en profite aussi pour changer nos T-Shirts trempés pour des secs afin d’affronter la deuxième partie de la nuit qui est traditionnellement la partie la plus fraîche. Mais cette année il fait plutôt doux, Céline mettra la veste quelques courts instants, et pour ma part les manchettes seront largement suffisantes. Depuis le début de la course je rappelle à Céline, plusieurs fois par heure et en fait à chaque fois que le terrain le permet, de faire une rotation complète de cheville, un exercice important pour prévenir la tendinite du releveur et c’est là qu’on se rend compte que sur un Ultra on verrouille bien la cheville !!!
Nez de bœuf, juste une petite flasque d’eau pour Céline et c’est reparti pour la descente sur Mare à boue, une première partie avec certains passages techniques mais la progression est toujours bonne, Céline se plaint d’un petit échauffement au pied mais pas trop le choix le changement de chaussure ne sera possible qu’à Cilaos… elle hésite à faire un petit stop pour strapper en préventif mais finalement on va pousser un peu plus loin et voir l’évolution. C’est un risque mais parfois le strap est pire… Je prends un peu d’avance sur le plat d’avant Mare à Bout afin de préparer le ravito, on va partir avec une flasque de produit énergétique soupe que j’avais préparer à l’avance, on complète avec de l’eau chaude. Au milieu de la nuit, ça passe bien ! Cette année, j’ai beaucoup diversifié les produits énergétiques car l’année dernière Céline avait un peu saturé au bout de 30h… C’est aussi pour moi l’occasion de tester d’autres choses, même si c’est pas mon allure, ça me permet de voir comment je digère des choses que je n’avais pas prises depuis des années comme de la poudre dans mes flasques ! je tourne qu’à l’eau et au gels habituellement… Après le ravito, le terrain habituellement bien gras est exceptionnellement sec, ça n’empêche pas quand même d’avoir une partie très glissante, sur la section très technique avant le coteau Kerveguen. C’est juste après cette section très technique que le jour se lève, nous pouvons enlever les frontales et profiter d’un beau lever de soleil ! La suite demain

Le lever du jour pour un ultra est un nouveau départ. A la croisée de coteau Kerveguen, une petite flasque d’eau pour tenir jusqu’à Cilaos, dès le lever du soleil, on voit qu’il va pas faire froid, mais c’est tout à fait supportable en ce début de matin. Nous avons fait cette partie le dimanche, on est donc en terrain bien connu, on double quelques coureurs du Zembrocal, sinon Céline est souvent en tête de groupe, assez fréquemment, des coureurs reviennent sur nous et même si on leur demande s’ils veulent passer c’est très souvent non ! Je ne sais pas si c’est pour passer un petit moment à discuter, ou si c’est juste une façon de trouver un rythme mais je vois que cela gène parfois Céline qui a l’impression de bouchonner. On arrive à la descente sur Cilaos, une longue descente qui peut être éprouvante et qui est aussi risquée pour les articulations/muscles, on est à l’ombre sur cette descente et on voit que la montée du taïbit est dans les nuages ! Cool on va pas avoir chaud ! grave erreur, le temps change vite

Après cette longue descente, pour ma part, j’ai les quadris bien démontés, trop de freinage et j’ai un peu sous estimé la difficulté, ou en tous cas pris un peu trop à la légère en étant pas trop sérieux sur la préparation….
Un petit plein d’eau en bas de la descente, avant d’attaquer la roche merveilleuse, une petite remontée avant d’arrivée sur Cilaos. Je rallume le téléphone pour prendre un peu des news de la tête de course mais aussi lire les nombreux messages de nos filles, de la famille et amis, un petit coup de boost pour Céline. J’ai aussi un message m’indiquant que Jerem, mon principal sparing partner est dans le dur dans le taïbit alors je l’appelle sans succès. J’essaye aussi les filles mais c’est encore un peu tôt

Arrivés à Cilaos, Marjo, la compagne de Jerem nous fait l’assistance, une assistance aux petits oignons, il faut bien charger la mule car là on va avoir 15-16h sans assistance et sans sac d’allègement alors il faut des provisions pour deux, je charge le sac et je donnerai à Céline sur chaque ravito, ses vivres jusqu’au prochain ravito, l’assistance de l’intérieur

La descente sur Bras rouge commence à chauffer un peu, le ciel s’est dégagé et le début du Taibit va être très chaud, car on change de versant et on est en plein soleil, on anticipe un peu avec un arrosage copieux en bas mais c’est chaud très chaud, j’ai rempli une flasque en bas pour nous arroser dans la montée, c’est un four et la cadence a bien ralentit. Heureusement on croise quelques ruisseaux/cascades qui sont salvateurs, il me semble bien que ceux là d’habitude sont à sec, donc un peu chanceux !
Au ravito, on prend un peu de temps pour refaire le plein, boire un peu de coca, manger un peu de viande séchée Monsieur Billtong pour changer un peu du sucré. on charge aussi en électrolyte car les vêtements de Céline ont bien blanchi donc pas mal de perte de minéraux. La montée du Taibit se fait ti pas ti pas, mais sans arrêt, on avait 10′ d’avance sur les temps de l’année dernière qu’on va manger dans cette montée mais le but c’est la redoute, c’est pas un temps ! Dans la montée, j’ai Jerem qui me téléphone suite à mon message et qui m’indique qu’il a bâché. Il est sur le chemin du retour : des tendinites aux genoux ont eu raison de lui. On va le croiser juste après, Céline ne s’arrête pas trop, elle reste concentrée ou stressée, car depuis le début il y a pas énormément d’échange, elle est toujours tendue ! Après quelques mots avec Jerem, on continue sur ce col qui est interminable ! On passe par la tisanerie mais on ne se laisse pas tenter… Il y a quand même un point positif c’est que c’est plus frais, car déjà on est plus haut, c’est plus ombragé et en toute fin de col on a même eu un peu de nuages !
une petite photo/video au sommet et on attaque la descente sur Marla. Le rythme est plus lent, le col a laissé un peu de traces. Céline malgré, ou à cause, des mélanges est un peu barbouillée, au ravito on va se poser un peu et Céline va manger un peu solide, je lui prépare ses flasques et c’est elle qui décide quand elle repart…
Prochaine étape, le col des Boeufs ! Une première bosse raide, un plateau assez long, et une montée finale. Céline arrive a relancé sur les plats, mais c’est plus dure dans les montées, il fait encore bien chaud. Au col des bœufs, c’est l’endroit ou s’est déclenché sa première tendinite du releveur en 2022, alors surement effet psychologique, elle ressent une douleur sur le tendon malgré les exercices fréquents de rotation de chevilles. On s’arrête donc et on essaye un massage en profondeur sur le tendon. Je peux pas mal appuyer et ça déclenche pas de douleur alors on repart tranquillement sur la descente et le ravito. On fait le plein, un petit sandwich pour Céline, ça lui permet de mieux encaisser les gels, purées, pâtes de fruits…etc. Depuis l’entrée dans Salazie, on a pris une bon coup de frais, cela fait du bien. On attaque sentier scout, une autre bonne descente avec de belles vues sur mafate et on récupère la chaleur aussi. Comme l’année dernière, c’est dans cette descente que l’on va passer les joëlettes ! Un bel effort de groupe et une très belle solidarité pour faire partager la diag à quelques personnes qui n’ont pas la chance de pouvoir la faire seule ! En fin de descente, on arrive à avoir une de nos filles au tel, c’est un bon remontant ! En même temps que de suivre la tête de course, je lis les messages d’encouragements à Céline, merci à tous et toutes !
Ilet à Bourse, on descend sur Grand place, bon avec une bonne montée de ravine

n’écoutez pas les mafatais qui disent c’est que de la descente !
Arrivée à Grand Place, nouveau ravito, on se pose 5min le temps de recharger et aussi de préparer les frontales ! C’est l’attaque de la deuxième nuit ! et la suite après le dodo

Après grand place nous attendent une bonne petite montée avant une descente bien raide et technique. La suite on la connait, c’est la partie qui fait peur, la montée de roche ancrée pour atteindre Roche Plate. L’année dernière Céline croyait voir des étoiles alors que c’était juste des frontales dans le « mur », cette année on sait à quoi s’attendre, pour la première fois j’aborde le sujet du classement, je l’informe qu’elle était 1ere M2 a Cilaos et que là elle est 4ème M2, dans le top 20 féminin et env 300 au scratch. Ça a du lui donner un coup de fouet car on fait une excellente montée de Roche plate, il fait bon mais Céline même en pleine nuit a chaud, elle transpire beaucoup. La montée finalement passe assez vite, on double pas mal de coureurs, certains ont du mal, d’autres font une sieste ou une pause. L’année dernière on avait tenté une sieste à Roche plate pour essayer de panser les blessures, mais cette année on se dit d’essayer sans dormir et on verra si le besoin s’en fait sentir. Donc Roche plate, un ravito standard, et vu qu’il n’y a même pas une chaise, on ne va pas rester bien longtemps en fait, juste le temps de faire le plein et d’échanger quelques mots avec Rémy Jegard qui nous informe que cette montée avait fait des dégâts chez les Elites. Petite descente puis remontée à la brèche avant la descente sur Ilet Oranger. Dans la petite montée, on croise des personnes qui sentent le parfum, Céline s’excuse auprès d’eux, car nous on a pas tout à fait la même odeur après plus de 24h de course

elle est encore lucide même si elle commence à avoir quelques hallucinations à voir des chats partout ! Surement une déformation professionnelle

L’année dernière cette descente a été compliquée avec les blessures de Céline, cette année ça passe mieux, on double un concurrent qui est en souffrance des releveurs, ça rappelle de mauvais souvenirs, et on se permet quelques conseils : rotation de cheville, massage (très douloureux), straps….
Ilet Oranger, une petite variante, on arrive après une courte montée directement sur le ravito. Le plein d’eau et c’est la une longue descente jusqu’à la rivière, même si elle passe plus vite que l’année dernière, elle nous parait bien longue ! passerelle interdite alors il faut aller se mouiller les pieds dans la rivière, Céline toujours un peu en souffrance avec ses pieds ne veut pas se mouiller les pieds, alors ce sera une traversée à dos de Ludo ! Bon pas très juste pour les autres concurrentes qui soit se mouillent les pieds soit se déchaussent

une petite bosse et la descente sur la passerelle qui marque la fin de la descente. Dans mes souvenirs, ça allait vite jusqu’à deux bras, mais voila c’est des souvenirs, et la petite montée avant les traversées de rivière n’est plus si anodine après 27 heures de course ! Pour Céline aussi c’est long mais on discute avec une Chambérienne qui est revenue sur nous et avec qui on passe un moment.
Enfin après ces passages de rivière on arrive à deux bras où on va chercher notre sac d’allègement. On recharge pour tenir jusqu’à grande chaloupe où Jerem devrait nous faire l’assistance. Céline prend un repas chaud, et moi je prépare une nouvelle flasque de soupe énergétique, on a aussi de la viande séchée Mr Billtong que l’on mange en partie sur place en partie dans la montée de dos d’âne. Arf ! La montée de dos d’âne qui marque la fin de mafate ! Depuis cet endroit, Céline se déride un peu, on est loin de la fin mais même si tendinite il y a, ça peut tenir jusqu’au bout, maintenant ce qu’il faut éviter c’est la chute, l’entorse et avec ce qui arrive, il faut rester concentré ! C’est dingue comme on oublie vite ! Dos d’âne, ils ont du rallonger le chemin car on en voit pas la fin, à chaque fois je dis à Céline on arrive, et non encore un lacet puis un autre… bref long long long. Enfin le sommet, c’est pas encore la délivrance mais il y a une partie roulante avant d’arriver sur chemin ratineau…. mais là Céline ne déroule plus trop et pour la première fois, probablement du à la fatigue j’ai envie de prendre les devant d’allonger de laisser aller, mais même sur le bitume c’est sur les freins !!! Dur mentalement pour moi, j’essaye de garder ça pour moi. Chemin ratineau, on s’accroche aux branches, c’est une partie technique mais plutôt ludique même si ça a pas l’air de faire rire Céline

on rejoint la route avant le ravito et je pars devant pour préparer le ravito mais aussi pour me dégourdir les jambes ! Le plein d’eau, un coca et c’est parti, Céline s’arrête quasiment pas, même si le ravito est bien animé alors qu’il est très tôt ! On attaque Kaala, une petite descente une remontée de ravine, je chute à la montée mais sans gravité, enfin on arrive sur la descente la plus technique de Kaala, rester concentré (hein
Antoine Guillon 
, courage !), pas s’emballer mais continuer de progresser. Depuis deux bras, j’ai motivé Céline pour le classement catégorie, qui s’ajoute à tous les leviers de motivations que nous avions préparer à l’avance. Céline est 2ème M2 avec 2h d’avance à deux bras, le bénéfice de ne pas dormir… 2h c’est confortable mais tout peut arriver ! Après cette descente la petite partie roulante de Kaala, Céline se pose des questions car on fait quelques kils sans rubalise mais là je n’ai pas trop de doute ! Le jour se lève et on enlève les frontales.
Avec le deuxième lever du jour, on sent tout de suite que l’on devrait pas avoir froid sur cette fin de course. On a pas trop de doute que l’on va aller au bout mais je dis à Céline que ce sera fait sous le pont avant la redoute

La descente sur ce chemin pavé de la fin de Kaala est assez lent, et la fatigue me fait m’impatienter un peu alors je fais quelques pauses pour regarder un peu la course, prendre des nouvelles des coureurs que l’on connait et encore en course mais aussi regarder le classement M2F

On a toujours de l’avance mais notre progression est plus lente et l’écart se réduit doucement.
La possession : un gros ravito, Céline prend un café et on refait les pleins d’eau et je prévois une flasque supplémentaire pour la clim

On retrouve aussi Nico un de nos Stagiaire de l’Auberge d+ Valloire-Galibier, il se plaint d’un mal aux quadris ! Je suis un peu saignant dans ma réponse : » et alors ? tu t’attendais à quoi ? » Oui mais en descente ça va faire mal il me répond ! » oui et alors ? t’auras mal et c’est tout ». Quand on a pas de blessure, les douleurs musculaires sont normales, il faut s’y attendre sur ultra. Il repart un peu avant nous et on le rejoint un peu plus loin en train de marcher sur le plat. On l’entraîne avec nous pour trottiner et ça va tenir jusqu’au départ du chemin des Anglais et puis on ne le reverra plus, il en avait encore sous la semelle, il faut juste un petit coup de pied au cul pour repartir ! Pour nous l’ascension, et une bonne partie du chemin en fait sera de la marche principalement et comme prévu on a pas froid ! Céline avait appris le profil, une montée un plat et une descente

oui c’est ça il me semble qu’il y a quelques bosses… et effectivement il y a des bosses ! La dernière descente est comme à son habitude un bon chantier, mais un supporter nous a promis qu’ils allaient ranger un peu les pavés après la course

Grande Chaloupe, on retrouve Jerem et ça fait plaisir, pas qu’il ait bâché mais qu’il soit là pour une petite assistance où il va nous bichonner ! Changement de T-shirt pour être conforme, sortie du chapeau, crème solaire spéciale pour les sportifs(
Tingerlaat), car on a enlevé les manches. C’est parti pour la dernière partie ! La première section passe assez vite, pour le coup je me souvenais d’un truc plus long. Céline voit à nouveau un chat en plein jour, un beau pavé marron/noir en fait ! Arrivé sur le bitume, on essaye la petite relance trottinée, lorsque ça descend sur bitume Céline se plaint du bitume car cela fait mal au genou mais juste avant elle se plaignait des chemins impraticables, il faut savoir

Un petit regain d’énergie quand une coureuse que l’on venait de dépasser nous double, et on va monter assez rapidement cette dernière section jusqu’à la fameuse boule blanche qui pour le coup me rappelle le boulot… c’est la première fois que je fais cette section de jour en course ça change ! Je jette un œil au classement un peu plus d’une heure d’avance sur la 3ème M2, cela doit passer mais faut pas non plus dormir, alors Colorado ce sera un pit stop. Je prends de l’avance, rempli une flasque et Céline ne s’arrête quasiment pas, échange standard et c’est parti. je prends le temps de faire mon ravito ensuite. Dernière descente ça sent bon mais il faut pas y penser, rester concentré ! au tout début de la descente, un coureur est entouré de secouristes, il a chuté là ! Course terminée pour lui ! on est concentré et on prend pas de risque jusqu’au pont ! on se fait pas mal doubler, notamment par Hortense Bègue avec qui on a fait un peu de cache cache pendant toute la course

On commence à entendre les speakers et au moment du dernier pointage on reconnait la voix de
Ludovic Collet ! Il devait être au lit entre 7h et 14h… Merci pour avoir écourté ta sieste Ludo ! Le pont approche, dernière marche, ça y est on est sous le pont, on va, à la deuxième tentative, boucler cette Diagonale ensemble ! Une petite vidéo souvenir avant d’entrer sur ce stade de la délivrance ! On arrive juste un peu avant le premier du Bourbon ! Un accueil de princesse pour Céline, où Ludo comme à son habitude a bien fait le job pour faire de cette ligne d’arrivée un moment inoubliable ! C’est ce qu’on vient chercher sur ces ultras, Merci la voix ! Beaucoup d’émotions pour moi sur cette ligne peut être plus que Céline même ! Le chrono 39h12, au vu de l’entrainement je sais que quelques heures sont prenables mais le but premier était bien sur d’arriver et de ne pas avoir l’échec de 2022. Chose faite et plutôt bien, pas de gros coup de bambou, pas de blessures à part de petites douleurs articulaires et aussi musculaires, Céline était prête ! Moi je l’ai un peu trop pris à la légère et outre les quadris courbaturés, ma tendinite m’a bien fait souffrir plus que je ne m’y attendais ! Donc ça n’a pas été plus facile, ça a juste duré plus longtemps et donc 39 h sans dormir et même un peu plus avec l’avant et l’après course, ça passe crème ! Une nouvelle expérience !
Bravo à tous les stagiaires de l’Auberge D+, 100% de réussite pour nos Stagiaires !!!
Bravo Jon, Nico, Margaux, Mathias, Yvan !!
et Bravo Céline, je suis fière de toi !
Et comme maintenant elle n’en a pas eu assez, Céline veut aller prendre quelques stones du coté de l’Asie….