Une bonne semaine de récup avec 0 sortie après le trail des balcons d’azur. Samedi, mon beau père nous fait une bonne préparation d’avant course : bêcher le jardin le matin et descendre du bois l’après midi. Avec ça, on arrive en pleine forme sur la nivolet revard. Petits problèmes intestinaux le samedi mais dimanche tout roule !
Départ le matin de Modane, on arrive 15/20min avant le départ, le temps de mettre le dossard et de se rendre sur la ligne. Je retrouve plein de connaissances, c’est le grand rassemblement des traileurs.
A 8h le départ est donné, comme à son habitude Stephane Begaud prend la tête et dynamite la course. Habituellement, il part seul mais beaucoup jouant le TTN s’accrochent à lui, ce qui étire rapidement le peloton. L’échauffement est un peu rude, je sais que c’est un peu rapide pour moi mais évidement je suis un peu pris dans l’engrenage.
Au sommet de la Sire, on nous annonce à plus de 3 minutes de la tête de course. Dans notre petit groupe, se trouvent Sylvain court, Alexandre Daum, Gilles Guichard, Christophe Assailly. Dans la descente en dessous de la croix (changement de parcours cette année), sylvain et moi faisons un petit écart, Sylvain prendra même un peu d’avance mais je reviendrai rapidement sur lui dans les échelles sous la croix. Cette descente très boueuse était délicate, et je pense que Hoka ou autre c’était le même combat !!
Ensuite, nous avons fait un bon bout de chemin ensemble, pour passer une des parties pénibles de la course, le plateau. Une petite halte pour faire le plein d’eau et je repars, Sylvain m’a pris une centaine de mètres dans l’affaire et je mettrai au moins 1km pour les reprendre. Selon pascal Guiguet qui est là pour m’encourager après sa 4ème place la veille à l’ardéchois, nous sommes à 1’30 de la tête de course- Tête qui visiblement a levé un peu le pied. Nous sommes 9 et 10 à ce moment là. Nous échangeons quelques mots mais pas trop, le souffle est vite court… j’apprends qu’il est aussi chez GO2 nutrition et qu’il vient de la route mais vu comment il descend il y a pas de doute que la conversion au trail est un succès, c’est en général le point faible des routards.
Avant la montée au belvédère, je m’alimente et marche un peu, Sylvain prend un peu le large et je ne le reverrai pas. Juste après le belvédère, je reviens sur Stéphane qui n’est pas au mieux, il abandonnera peu de temps après. Dans la descente je reviens un peu sur Fabien mais je me souviens de la fin de course avec les relances alors je ne veux pas trop laisser de jus, en plus je me tord sans trop de gravité une fois de plus la cheville, c’est un peu dangereux avec la vitesse de descente et les feuilles mortes qui recouvrent les éventuels cailloux. Très rapide comme descente, trop rapide, c’est dangereux.
Je reviens ensuite sur un homme en blanc, je ne force pas pour le doubler et finalement je vois que c’est Alexis Traub, un pote de François D’haene. Il a des crampes sinon il était avec François, il me dit qu’il va gagner. Je n’ai pas trop de doute là dessus. Si François est une révélation pour certains, ca fait un moment que je le connais et je m’étais déjà pris quelques bons sacs. Pour moi Alexis est de la même trempe et s’ il bascule vraiment sur le trail pas de doute qu’il sera à très haut niveau… sûrement en rouge…. non JMK ?
Bref en bas de la descente, je suis peut être un peu moins à l’agonie que l’année dernière mais les relances sont difficiles, je suis avec Fabien à ce moment là, nous sommes 6 et 7. Il semble plus frais que moi et je ne peux pas tenir son allure, dans les montées je reviens un peu, il a des crampes mais tient bien le coup, je resterai à 200m environ jusqu’à l’approche de la dernière cote avant le basculement sur Voglan. Là c’est comme l’année dernière, les jambes brûlent et je ne peux plus courir, je suis au bout, je ne vois personne derrière mais je gravis cette crête avec beaucoup de peine. Au sommet, je vois Alexis qui revient, je puise au fond de moi pour m’arracher un petit trot sur le plat et un galop douloureux dans la descente finale, galop que je teindrai malgré les crampes jusqu’à l’arrivée. Mais pour quoi faire ? je ne sais pas ! Sur le podium Alexis me disait qu’il pensait que j’allais l’attendre et qu’on finirait ensemble. SI j’avais su que c’était son style, je l’aurais fait mais c’est pas le style de François ou en tout cas pas celui de Salomon alors j’ai extrapolé un peu vite. Je peux comprendre les deux façons de voir, ça reste une course et il faut se départager mais je trouve plus sympa de finir à deux surtout quand on a souffert ensemble sur la course. Si j’en ai les capacités ce sera pour une prochaine Alexis !
Voilà donc une course terminée en 4h22. En deux kilomètres, je me prend 4 minutes par Fabien, vu que le dernier kilomètre j’étais a bloc j’en déduis que j’ai perdu ce temps en 1 km !! eh ouais quand on marche ça n’ avance pas très vite !
7ème je suis une nouvelle fois satisfait de ce résultat, certains diront que je me satisfait de peu. Je n’ai pas eu de problème sur la course, je me sentais assez en forme, je pense avoir fait une course à mon niveau. En arrivant, j’ai eu le sentiment que des personnes me soutenant étaient déçues ou se demandaient si j’avais eu un souci. Eh bien non tout va bien !! Je finis souvent les courses au bout du rouleau, je donne le maximum pour ne rien regretter. Les coureurs sur cette course étaient bien plus forts que moi et le résultat est logique. Avec ma façon de courir et de m’entraîner je pense que j’arrive aux limites de mes possibilités. Soit je l’accepte soit je change, soit j’arrête. La course me plaît encore, je n’ai pas l’envie ni le temps de me mettre 10 entraînements (ni 4 d’ailleurs) par semaine donc pour ma part je l’accepte.
Félicitations à tous les coureurs et bien sur aux vainqueurs, avec une mention spéciale pour Maud qui porte haut les couleurs de Valloire.
Maintenant un peu de repos jusqu’à samedi matin où à 5h sera donné le départ du royal raid à l’ile Maurice.
Merci à Stéphane d’Altecsport pour les photos et pour son soutien.