Maxi race 2016

1er
2016
Il est temps de redescendre de mon petit nuage. Cette victoire sur la Maxi Race, même si cela me venait à l’esprit avant la course, je ne pensais pas que ce serait une réalité. C’est, je pense, la victoire avec le plateau le plus relevé de mon parcours de coureur. Double et même triple joie, car c’était un objectif que l’on prépare depuis un moment et ceci est nouveau pour moi, ensuite une qualification pour l’équipe de France.
Je reviendrai dans la semaine sur cette course et son déroulement mais pour le moment je voudrais juste encore remercier ma famille, mon entraîneur, Philippe Propage, mes partenaires, l’organisation mais aussi tout le public et les coureurs « anonymes ». C’est cet ensemble qui fait une grande course, un bon souvenir et qui motive encore plus.
Quelques photos de Céline, assistante, supportrice et photographe 😄.
CR:
3h30, c’est le départ après un petit échauffement et quelques accélérations, le plan c’est d’arriver dans le même temps que 2015 à Doussard et d’être plus frais.
Mais les plans sont faits pour être changés. Après le départ rapide de Sébastien Spehler, il revient vers nous et ensuite c’était plutôt de l’observation. On avance pas trop et au bout d’un moment, je prends les devants. Au premier intermédiaire, on a environ 2 min de retard. Ensuite, ça se regroupe et on va un peu tourner en tête avec Quentin Stephan et Aurélien Collet. On arrive groupé au Semnoz à toujours 2 min de retard environ. Descente classique un peu sur la retenue car c’est le début de course, en bas on est groupé avec Aurélien, Sebastien, Michel Lanne, Mikaël Pasero et Quentin . Là, le parcours est un peu modifié, on descend plus bas et on fait un petit tour en plus sur bitume. Aurélien prend les commandes dans la montée et je n’accroche pas c’est trop tôt, Seb reste avec moi et prend même les devants jusqu’au sommet, derrière Michel n’est pas loin. Seb me laisse passer à la descente. J’aperçois Aurélien en bas de la descente et je reviens à son niveau avant le plat de Doussard. Le détour à St Eustache nous a couté environ 10-12 minutes mais pour le reste on est resté constant par rapport à 2015. On discute un peu avec Aurélien et c’est bien cool de se retrouver à deux coureurs HOKA ONE ONE à ce stade. On s’attend cependant à voir débouler Seb mais ce ne sera finalement pas le cas. A la faveur d’un ravito éclair, je prends la tête seul, Aurélien quelques secondes derrière. L’année dernière, ici j’avais trop attaqué, donc je m’attache à alterner course et marche et à pousser au maximum avec les bâtons. Je ne vois plus personne maintenant et je suis encore pas mal à la Forclaz, maintenant il faut tenir ! Je ne lâche pas la cadence et j’augmente un peu ma prise énergétique, je passe à un gel toutes les 25min au lieu de 30min depuis le début de course, ceci pour compenser le fait d’avoir les bâtons et donc de dépenser plus d’énergie pour faire travailler les deux groupes musculaires. Pour la montée du chalet de l’Aulps, Roland Claverie me rejoint et me motive pendant un moment c’est cool ! ensuite il repart terminer son relais. Je gère la fin de la montée et j’attaque cette horrible descente. En Bas, je retrouve mon pote Maxime qui court avec moi sur quelques mètres mais je lui demande de décrocher car cela peut être pris comme un lièvre. Au point d’eau, je ne m’arrête pas et enfin le dernier ravito à Menthon. Les jambes commencent à accuser le coup, on m’annonce les poursuivants à 7 min. Tenir ! Tout le monde me dit c’est gagné… Non ! c’est gagné quand on franchit la ligne ! je garde ça à l’esprit et je donne ce que j’ai sur la première partie, les jambes répondent pas mal, j’alterne course et marche et cette première bosse passe vite, dans la petite descente je prends pas de risque on m’annonce maintenant 15 minutes sur les poursuivants, là je lâche un peu dans la tête et le rythme s’en ressent, je ne pense plus qu’à finir et ne pas me blesser et c’est dans ces cas là que c’est le plus dangereux. La fin de la crête du Veyrier me parait interminable, la descente très prudente aussi. Arrivé sur les pontons, je peux croire en une victoire et je savoure. Une belle préparation, un schéma de course idéal, je retrouve Céline, mon pote Max qui est aussi un excellent coureur et le public qui me porte sur la ligne, c’est fait !
Le reste n’est que bonheur, interview, arrivée de mes deux autres partenaires qui seront en équipe de France, et c’est Aurélien Collet qui finalement arrivera en deuxième position suivi de Michel Lanne. Seb, Erik Clavery, Emmanuel Gault, Clément Molliet et d’autres favoris ont du abandonner, cela fait parti de la course. La sélection en équipe était l’enjeu pour beaucoup c’est pour cela que l’on avait un gros plateau au départ mais qui au final se réduit drastiquement à l’arrivée.
Montée sur les podiums : 4 fois sur la plus haute marche : Scratch, Catégorie, Equipe et Meilleur descendeur. La victoire équipe ne me surprend pas avec Manikala Rai qui est toujours présente et a fait une belle course, par contre le meilleur descendeur est une surprise car cette dernière descente n’était pas mémorable.
Au final le temps est moins bon qu’en 2015, je pense qu’il y a 10-12 minutes pour St eustache mais pour le reste le parcours était identique donc on a été moins bons !
Place à la récup et à la planification de la suite. Aie c’est moi qui parle de planification 🙂
Bravo au Hoka Team qui était sur tous les fronts ce we avec Robin Cattet (1er)et Matthieu Brignon(6ème) sur la marathon Race, Adrien Perret (1er) sur la vertical, Sylvain perrin team HOKA (3ème) sur la XL !
Crédit photo : Romain Basset, Christophe Aubonnet, Mickael Lefevre

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