Le sas Elite est tout petit, on est serré et surtout pas d’endroit pour le dernier pipi de la peur alors que je venais de dire à
Arthur Joyeux-Bouillon qu’on aurait de la place pour ça après

Cette année, Covid oblige, le départ a été revu à cause des 5 vagues de départ ! Ce sera donc l’occasion pour Ludovic Collet de mettre le feu 5 fois ce soir. C’est parti, on quitte notre sas pour aller sous l’arche de départ, l’ambiance réunionnaise est toujours présente, il semble que le covid n’a pas changé la donne ! Sous l’arche dernières petites interviews/photos, Ludo et Jérôme Désiré mettent l’ambiance et chauffent le public, l’allée est bien chargée des deux côtés. A moins de 5 min du départ quelqu’un a dû tirer la prise car l’arche se dégonfle

Le temps de rebrancher et tout rentre dans l’ordre. Il est temps de rentrer dans sa bulle, se concentrer sur ce que l’on a à faire, sur pourquoi on est là et sur ce qu’on veut atteindre !
Mais alors qu’est- ce qu’on doit faire ? Je me suis dit cette année il faut prendre un peu des risques pour pas finir encore 2 et j’ai établi les temps de passages sur les temps de Grégoire Curmer lors de sa victoire, qui était un bon temps de référence !
Et pourquoi on est là ? pour rechercher ces émotions qui vous marquent à vie, c’est simple !
Et qu’est-ce qu’on veut atteindre ? Ah ça c’est la question, après 3 fois 2ème, évidemment la victoire trotte dans la tête mais vu les prétendants, finir la course et si possible en moins de 24h était mon objectif, sur l’ancien parcours, ce parcours étant plus court je mise sur moins de 23h. Pour tout dévoiler, mes estimations donnaient 22h26 mais je suis loin d’être un métronome comme Antoine Guillon

21H c’est le départ, les 500 premiers fous s’élancent le long de cette allée bordée de public qui s’égosille à notre passage. J’ai l’impression que ce public est continu sur plusieurs kilomètres et je pense que ce n’est pas qu’une impression !! Il fait chaud et assez rapidement je me débarrasse du T-shirt Grand Raid Réunion – Officiel en l’offrant à un enfant au bord de route. Les champs de cannes arrivent bientôt et n’ayant pas pu faire le pipi d’avant course, je mets une bonne accélération pour prendre un peu d’avance pour satisfaire ce besoin… un remake de l’Ultra Trail du Mont Blanc – UTMB cette année

quelques coureurs s’accrochent ce qui n’était pas le cas à l’UTMB, peut être que l’accélération n’était pas assez nette

Du coup, je perds un peu la tète de course. Je lisse mon effort pour revenir mais visiblement ça a dû lancer un peu les hostilités ! Je ne reviendrai pas sur la tête de course cette nuit… Je suis en compagnie de Nicolas Riviere – Athlète jusqu’à Domaine Vidot, Arthur est dans le coin aussi et pas mal d’autres évidemment. Nous sommes légèrement en avance sur les estimations, mais la tête de course est encore plus en avance ! A partir de là, il est temps d’allumer ma lampe, je l’ai économisée tant que j’ai pu car j’utilise toujours une lampe FEREI France, Lampes frontales et phares VTT à LED Haute Intensité que l’on ma donnée en 2014 et les batteries sont aussi d’époque

Cédric Chavet Ultra Trailer et spécialiste du froid extrême me passe un peu plus loin et me dit qu’Antoine arrive, je le laisse partir, je cours aussi un moment avec Casquette Verte ,Dylan Bowman est revenu aussi juste avant Notre dame de la paix. Premier ravito où je vois Céline. Jusqu’ici, j’ai fait uniquement avec les boules et gums OVERSTIM.s sports nutrition, je passe au gel à partir de maintenant et pars avec une recharge complète de 250g… Cette partie n’est pas ma préférée, il y a beaucoup de zone où il faut courir, il faut donc prendre son mal en patience: des nouveaux coureurs arrivent, d’autres disparaissent c’est l’accordéon. A piton textor, plein d’eau plate et gazeuse et c’est parti, attention à la bifurcation sur la droite, je me suis déjà égaré ici une fois… Cela fait un moment que je cours avec un basque Beñat Marmissolle, et je le laisse gérer la descente. il descend bien, sans être trop soutenu, on se fait passer par 3 personnes que je pensais devant : Francesco Cucco, Lambert Santelli, @Daniel Jung. Voilà l’erreur de parcours mentionnée juste avant… Ils passent rapidement après avoir échangé quelques mots et on essaye pas de s’accrocher, il y a quelques passages un peu techniques et à partir de ce moment là je ne reverrai plus la casquette verte

Toujours cette partie où il faut relancer sans se cramer avant Mare à Boue, Dylan me repasse juste avant le ravito. Céline toujours présente fait mon ravito express et je repars avec Dylan. La nuit est très clémente, probablement l’édition où il fait le plus doux à cet endroit, même si le brouillard s’est levé et il fait plus humide, j’ai juste sorti les manchettes et c’est suffisant. On échange quelques mots avec Dylan puis je le passe voulant garder un peu la course sur cette portion facile. C’était sa stratégie, s’économiser au max en début de course alors que je pensais que ce terrain lui étant favorable, il prendrait de l’avance. Aucune idée du classement mais à priori la tête de course est pas si loin, je ne cherche pas à en savoir plus à ce stade. Je retrouve Beñat et on revient sur le suisse Mike Aigroz à qui on propose d’accrocher le wagon. Je vais emmener ce trio jusqu’au coteau Kerveguen, on cherche les lampes de la tête de course mais cela semble bien loin… Pour la descente je laisse à nouveau ma place, et ne fais que tenir le rythme Basque. C’est fluide tout en étant plutôt conservatif, ce qui est bien car on est encore loin de la mi course ! Le trio arrive à Cilaos bien en avance cette fois sur les prévision, presque 15′, et la tête de course est à priori bien devant aussi. Je pensais laisser ma grosse lampe ici mais la nuit est encore bien présente et ça attendra le pied du Taïbit … A Cilaos c’est changement de chaussures, j’étais parti en Mafate Evo2 cette première partie étant annoncée humide mais c’était finalement assez sec. Je repars en Speedgoat Evo, 3 gels seulement, le plein de boisson isotonique et toujours une flasque de St Yorre.
Il faut se faire au changement de sensations mais le choix est bon, je suis content de repartir avec une chaussure un peu plus souple. On ne reverra plus Mike mais nous avons la surprise de retrouver Cedric et Lambert à la sortie du ravito ! On attaque donc la descente ensemble de Bras rouge. Je suis en queue de peloton mais je m’ennuie un peu et demande le passage, le terrain est facile et j’en profite pour dérouler un peu et essayer de réveiller ce volcan

Beñat ne suit pas et reste dans le groupe. Il fait bon en bas de Bras rouge, le jour se lève, je peux éteindre ma frontale et vous dire à demain pour l’acte 3 !
Acte 3 :Début de journée au soleil

La montée depuis bras rouge au lever du jour est une première, habituellement on est une heure plus tard et même un peu plus compte tenu de la vitesse du début de parcours. Une montée à la fraîche c’est pas mal, et les premiers helicos arrivent aussi ce qui permet de voir où en est la tête de course dans l’ascension

J’essaye d’imprimer un bon rythme tout en gardant en tête le reste de parcours et à plus court terme cette montée jusqu’au sommet. Pied du Taibit, dernier point où je vois Céline, après elle va avoir un peu de temps pour dormir, vu le temps que l’on va passer dans Mafate cette année !! Carla, team manager
Compressport est là aussi. Je prends un peu de temps pour refaire le plein, Céline me donne des infos de courses, à ma grande surprise
Benoit Girondel a abandonné à Cilaos, et il y a plus que 2 Italiens devant ! Je m’attendais pas à ça. Beñat Marmissolle et
Cédric Chavet Ultra Trailer et spécialiste du froid extrême arrivent pendant mon ravito et on va repartir ensemble, non sans avoir fait un petit hommage à
Jim Walmsley sur le départ de ce sentier du Taïbit

c’était trop mythique pour ne pas se rappeler ce moment ! Par contre je repars vite à une allure « normale » après 10m !
Nouveau trio pour la montée, je fais la première moitié et Cédric prendra la fin. A Marla j’attrape 2 gels de la team DAF et je continue sur le ravito officiel ou je vois
Patrick Montel, il sera à différents ravitos pour faire des courtes interviews/commentaires en course. Je prends le temps de remplir les flasques et boire un coca. Physiquement tout va bien, évidement un peu de trace de cette première moitié de course mais c’est pas pire. J’ai fait un arrêt plus long et je ne vois plus personne, je ne sais pas si l’allure a forci mais il me faudra un bon petit bout de temps pour recoller en prenant soin de rester en dedans. Dans la montée du col des bœufs je donne le rythme sur le plat et je laisse ma place à Cédric pour la finition du col. Ce col passe très vite et on arrive au sommet. Débute une section roulante où on va essayer de prendre un peu de vitesse et on aperçoit l’helico pas loin, visiblement un des deux coureurs de tête n’est pas loin ! Un peu avant le ravito officiel,
SiBo Trails est là pour mon ravito, au petit soin, coca, jambon, st yorre… tout est prêt. Je me ravitaille et repars je ne vois à nouveau plus mes deux compères mais continue ma route en forçant un peu le rythme pour rentrer… ils ont encore du faire un ravito express car je mets encore du temps à rentrer et je rentre en premier sur
Francesco Cucco!!
Finalement le rythme revient un peu plus à la normal et on reprend le train avec un wagon de plus. J’apprends à connaitre un peu plus les compagnons… le petit nouveau, Francesco a vécu ici quelques temps donc il connait bien les chemins ! La traversée se passe bien et on attaque la descente sur la plaque. Il fait bien chaud et le dernier ravito est déjà loin, je redoute la petite remontée avant le prochain ravito à Ilet à Bourse, je me souviens avoir pris un coup de chaud ici… et bien là dessus rien ne change, ce sera pareil sur cette édition, pas d’air, une face en plein soleil, heureusement ça ne dure pas plus de 10’… Le ravito eau est bienvenu et on monopolise le robinet autant pour s’arroser que pour se désaltérer ! le vrai ravito est à Grand place. Je retrouve ma team Daf pour recharger un peu en gel et aussi faire une boisson isotonique. Le ravitailleur de
Nicolas Riviere – Athlète nous annonce son abandon et nous offre sa St Yorre fraîche ! Merci Nico et ce sera pour une prochaine pour toi ! Je prends à nouveau un peu de temps pour m’arroser et je sais pas où sont mes compagnons de route, visiblement déjà repartis, ça commence à devenir une habitude et je commence à le prendre mal même si on s’est rien dit du tout. Patrick est à nouveau sur ce ravito pour commenter la course, mais je traîne pas plus et repars. Une bonne petite bosse et c’est la descente dans la rivière des galets avant d’attaquer la roche ancrée. Je sais que cette montée va être longue et chaude alors en bas, j’enlève mon sac et m’allonge entièrement dans l’eau quelques secondes. J’y resterai bien plus longtemps mais j’ai peur de plus pouvoir en repartir

Lorsque je repars Francesco arrive, il était donc derrière… Seul Cedric et Beñat sont devant sans oublier daniel qui fait une grosse course seul.
Ce bain rafraîchissant a fait du bien, ça me redonne un peu d’énergie et je durcis un peu l’allure. Je mets les 3/4 de la montée pour revenir sur mes anciens compagnons de route, en prenant soin de m’arroser à chaque passage de rivière qui heureusement sont nombreuses ! Je reviens en premier sur Cédric, deux trois mots échangés et continue mon chemin sur le même rythme, peu de temps après je reviens sur Beñat et pareil, une petite tape amicale et je continue mon chemin. Je me sens bien et prends un peu de risques sur cette fin de montée en gardant quelques bonnes portions de course. Au ravito, je paye un peu et je suis un peu en surchauffe d’autant plus que le ravito a été décalé et est un peu au dessus de Roche plate, uniquement avec des bouteille d’eau, rien pour s’arroser. Je prends mon ravito perso et rempli mes flasques au ravito commun, un sachet de poudre isotonique dans l’un, eau gazeuse dans l’autre, tout en essayant de répondre plus ou moins a l’interview de Patrick ! Interview qui je l’accorde sera pas top mais ce moment de la course était important après une longue montée un peu soutenue… Je suis aussi 2ème et n’ai plus qu’un objectif maintenant ! Aller se faire une


Du ravito, on redescend sur roche plate où se situait l’ancien ravito et je profite pour me mouiller au maxi au robinet. Puis c’est l’entame de la Brèche ! On me dit qu’il est pas loin… oui pas loin pas loin mais jamais en vu ! J’alterne marche et course mais toujours rien en vue ! Descente sur ilet oranger et enfin j’aperçois Daniel ! Rapidement je reviens sur lui. On discute un moment il me dit qu’il a mal aux jambes et qu’il peut plus trop courir en descente, je l’encourage un peu et continue mon chemin. Assez rapidement il est hors de vue. Je ne pensais pas le revoir mais à Ilet Oranger il revient sur moi et s’accroche. Après le point d’eau on repart ensemble et on va plus se lâcher. Je lui donne quelques infos sur l’arrière de course, on demande aussi où est le 3ème au cameraman qui nous suit. Il sait pas trop nous dire mais nous indique que c’est l’américain
Dylan Bowman qui revient ! Ça fait un moment que je l’ai pas vu et je suis un peu surpris… Daniel me laisse donner le rythme et ça fait du bien de recourir accompagné surtout par cette chaleur, ça évite de trop penser

Cette nouvelle portion est plutôt vallonnée mais très chaude et chaque ruisseau ou rivière est une occasion pour se refroidir. On s’uni avec Daniel dans l’effort pour contenir un retour éventuel et avant deux bras c’était entériné, sauf gros coup de mou ou accident on essayera d’aller au bout ensemble. Suite en acte 4
Acte 4 fin de journée et Arrivée
La montée de dos d’âne à l’entrainement paraissait facile, en course après 120 bornes un peu moins surtout au soleil même si cette montée est assez ombragée. J’ai toujours l’impression que l’on n’est pas à l’abris d’un retour et j’attaque assez fort la montée. Une personne de RER nous accompagne et ça passe un peu le temps

Première moitié faite en 27’, je vais bien lever le pied pour la seconde partie et nous terminerons cette ascension en 1h05 environ. On nous annonce le 3ème à 25’, toujours l’américain
Dylan Bowman. Ce n’est qu’à l’arrivée que nous aurons la bonne info et c’est bien Beñat Marmissolle qui est derrière. Au sommet, nous remplissons les flasques au robinet avant de les vider à nouveau ! l’eau n’a pas bon gout, un peu de Javel on dirait… Finalement, c’est une spectatrice qui nous offrira de l’eau fraîche, ça fait du bien ! Descente sur ratineau cool, Daniel me dit que c’est bon on est à l’abris, sauf gros soucis, ça va le faire. Pour moi, on n’est jamais à l’abris avant la ligne. J’en ai encore la confirmation peu de temps après, une douleur à l’ischio survient sur une partie bien roulante sur bitume. Je ne dis rien mais ralentis un peu l’allure. Au ravito, mon Ravitailleur débutant
SiBo Trails est maladroit tellement il est à bloc et s’égosille avec les encouragements

On repart en ayant refait le plein d’eau et St Yorre. Toujours la même douleur mais je me souviens avoir eu la même chose lors de l’UTMB… Les petites parties jungles descentes passent bien, la remontée est un peu plus dure. Les parties plates du chemin Kala sont courues signe que ça ne va pas si mal. Daniel me laisse le rythme, je ne sais pas s’il peut faire mieux ou s’il s’accroche c’est difficile à dire, il a l’air assez facile. Une belle résurrection qui me rappelle celle de
Grégoire Curmer sur la TDS2019. On arrive sur possession mais pas comme en 2019, directement sur l’école. Céline est là et tout est prêt, y compris une chaise pour se poser un peu. Le plein habituel mais là c’est un gros coup de mou, j’ai plus de mal à repartir. L’écart avec le troisième semble constant et c’est plutôt rassurant, il y a pas mal de gens qui courent avec nous le long de la route, toujours la même question pour savoir si on va finir ensemble

Au pied de la première bosse du chemin des Anglais, j’ai un peu d’appréhension mais finalement on monte plutôt pas mal même si ça ne doit pas être très rapide… les plats relances passent bien, on prend du temps pour discuter et aussi pour faire une photo ensemble. Le creux de la vague est passé et ce chemin passe plutôt bien de jour, c’est une première et ça change un peu la donne, surtout pour la descente sur grande chaloupe ! Dernier ravito où on aura l’assistance. Daniel s’arrête en premier, la mienne est un peu plus loin. Je change le t-shirt pour celui du
Grand Raid Réunion – Officiel et prends le temps de me ravitailler. Je ne vois pas passer Daniel mais on me confirme qu’il est passé. Je repars donc mais ne le vois pas alors j’ai un doute qu’il soit devant. Finalement, c’est notre commentateur de RER qui est toujours là qui va partir devant et le retrouve effectivement. Il voulait attaquer cool. J’entends ses commentaires et il mentionne notre différence de stratégie sur le T-shirt et je demande à Daniel s’il a bien son tee-shirt pour le finish. Eh non il a un peu zappé ce point de règlement ! Du coup, il essaye de joindre son assistance pour avoir le tee-shirt à Colorado… après quelques appels, l’affaire est réglée, merci Payet Fabrice Daf! La moitié de la montée sera de jour, le rythme est plutôt lent mais Dani ne veut pas courir, il dit qu’on a le temps et pas de pression, je suis toujours moins serein ! C’est cool, on a les encouragements des derniers de la Mascareigne et le temps passe assez vite. Courte descente et on attaque la deuxième partie de l’ascension jusqu’à l’antenne, la partie dans les tranchées

Sebastien Henri nous décrit le parcours, il nous suit depuis un moment, c’est un des cameramen de canal grand raid. Nous avons aussi Planète Trail avec une cam, et d’autres personnes. Enfin le sommet, ma dernière erreur, je m’arrête pisser… Je rentre rapidement sur Daniel et on arrive au ravito. Une flasque d’eau, des petites interviews avant la descente et c’est reparti, Dani a mis son Tee-shirt

Le début de descente, j’envoie un peu car ça déroule bien et je sais que sur la fin on va lever le pied pour ne pas prendre de risque sur la partie technique, c’est sur cette partie que Seb se met une belle boite ! pas simple la vie de cameraman

Pour les parties techniques, je ralentis comme prévu, Dani me dit qu’on va le faire… oui, il y a des chances et je lui réponds que ce sera fait quand on sera sous le pont… Peu après, c’est à son tour de se mettre une belle chute, il a eu de la chance, il est tombé dans les broussailles, il y a certains endroits qui seraient beaucoup moins accueillants et beaucoup plus dangereux. Ça commence quand même à sentir bon, on voit le stade, on entend @Ludo Collet. Dernier contrôle, dernière descente et ça y est, on est sous ce fameux pont, le 3ème n’est pas encore passé au sommet on peut donc profiter !
Chacun fait son interview en courant, et on partage ces derniers mètres avec le public, enfin l’arrivée dans le stade. On se prend déjà dans les bras pour terminer le ¼ de stade, comme souvent sur ces courses longues, les larmes coulent avant de franchir cette ligne sous une pluie de confettis et le feu au micro de
Ludovic Collet ! Cette fois, c’est fait, cette victoire partagée était tant attendue, 12 ans depuis ma première participation et j’avais depuis ce temps l’envie d’accrocher cette victoire qui m’a échappé de peu en 2009 (17’ je crois), de beaucoup en 2014 plus d’1h30 merci
François D’haene et enfin de 50’ en 2019, merci Greg

Les interviews traditionnelles d’après course, la communion avec le public tout est top, sauf la notification pour le contrôle anti-dopage où je vais payer ma dernière erreur

4h pour réaliser ce contrôle, nouveau record, surtout après une course aussi longue, l’envie est un peu ailleurs ! Bon ça m’aura au moins permis d’aller sur le plateau live de canal grand raid avec Eric Lacroix et Ludovic Deroin, de manger un bout avec Daniel qui a le même problème

La douche et le lit le soir ont quand même été bons même si l’échappée belle est un peu loin de Saint Denis ! Je pensais dormir longtemps mais 5h après, j’étais debout pour le petit dej. Et la journée ça a été suivi de la diag pour des collègues mais aussi du Trail de Bourbon avec la victoire de Greg !
Remise des prix conviviale le dimanche et départ dans la foulée le soir, dommage, mais cette année on était un peu short en vacances et c’était une visite express mais sans aucuns regrets

La diag 2021, j’ai survécu ! je ne sais pas si vous aussi vous avez survécu à ce récit sans fin
