Hugo a un peu décroché en fin de descente, je rentre donc dans Beaufort en tête toujours avec le chinois dans mon ombre, il fait maintenant bien chaud ! Ravito rapide, petite arrosage en règle à la sortie du ravito, je sais ce qui m’attend

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Je repars cool comme prévu, je croise le coach à nouveau et je lui fais part de mes inquiétudes à propos de Min qui ne décroche pas d’un caramel. Bref début cool comme prévu, Min a du prendre un peu son temps au ravito, bien 1’30-2’ je dirais. La première partie est roulante, je garde ce pace cool et juste avant d’attaquer l’ascension de Haute Luce, il est revenu…
C’est maintenant qu’on sort de la zone de confort et qu’on fleurte avec la zone rouge. Il a fait l’effort pour rentrer, donc il faut voir ce que ça donne. Il est juste derrière et s’accroche, la respiration est plus forte puis un petit trou se creuse. Puis je n’entends plus rien, il y a 3 lacets où on a de la visibilité et plus personne !
Bon eh bien c’est pas le tout il faut tenir ! C’est ombragé mais super chaud, chaque ruisseau est l’occasion de refroidir la machine avec un arrosage copieux. Je maintiens la cadence jusqu’à Haute Luce, mon équipe de supporters est là, un petit ravito, une tête dans la fontaine et on attaque la partie la plus raide de cette longue montée. Concentré, je fais mal aux bâtons, mais
Gipron c’est du costaud, tant qu’on les coince pas entre deux cailloux

Une dernière fois, je croise l’équipe de supporters en haut du village et je les revois pas avant les conta.
Cette partie hyper raide au soleil n’est pas la plus facile mais c’est maintenant qu’il faut creuser, je garde quand même une petite marge mais c’est assez tonique. Je soigne l’alimentation, on est juste à court d’eau pour s’arroser et je garde ce que j’ai pour m’hydrater. Enfin j’atteins la Crète et c’est une relance, je peux encore courir toute cette partie et c’est plutôt bon signe mais la route est longue. Il fait plus frais avec la brise sur la crête mais les abreuvoirs serviront quand même à me faire redescende en température. Tout se passe bien, il y a pas mal de monde et dans cette partie vallonée je garde autant que possible la course, sauf sur la dernière partie avant le col du Joly. Là des supporters me parlent des écarts et que la course est gagnée mais non rien est fait !
Au col du joly, mon team supporter a fait un crochet, c’est cool ! Le plein d’eau et c’est parti pour la descente. Je ne replie pas les bâtons et je vais les utiliser aussi en descente pour amortir un peu. Une descente variée avant notre dame de la gorge ou la Il faut relancer. Fred Bousseau est là pour la presse et fait un bout de chemin avec moi, quelques kils à 4’30 sur ce faux plat descendant me mettent en confiance pour la suite. Mon assistance est fidèle au poste, c’est la dernière avant la ligne. On recharge et c’est reparti , il fait toujours chaud, j’ai oublié de m’arroser et je cherche désespérément une fontaine, mais celles ci sont coupées en ces temps de sécheresse. Je trouve des WC sur le haut des conta qui ont un lavabo

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Plein de monde est présent sur cette partie, et les abreuvoirs sont notre salut

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Je prends le temps de téléphoner pour avoir les écarts au milieu de la montée, ça semble loin. Je garde quand même un bon rythme, confortable mais quand même pas de la Rando.
Au sommet du col, je sais qu’il me reste que de la descente, les jambes sont ok et je peux envoyer si besoin. Après un petit détour par rapport à la trace GPS, mais qui nous offre une vue de dingue, je vois
Grégoire Curmer qui est venu à ma rencontre ! C’est cool !
Mais il va me casser les pattes en fait

Il est en contact avec ma famille, à priori plus d’une heure d’avance et là c’est le drame


! Je sors de la course, je pense surtout à ne pas me blesser et du coup je descends comme une luge à foin. (16’ de plus qu’en 2019 sur col du tricot-Cham !!!)
J’arrive tout de même sur le bitume avant les Houches avec une surprise, merci
Alain Premat pour ce coucou

Au ravito, une dernière fois mon assistance de choc et je dis à celine : tu sens ? Elle comprend pas et je lui dis : ça commence à sentir bon

Pas de pb physique, encore du jus et un peu plus de 8 kils faciles pour rejoindre Cham ! Je pourrais presque marcher mais je me re motive pour courir, course cool que je peux garder jusqu’à Cham.. plein d’encouragements et de têtes connues, même Pau Capell est la, il prend le départ de l’utmb dans 3j…
Depuis les Gaillands, je profite, je passe en revu mes motivations en cas de coup dur que je n’ai pas eu besoin d’activer mais le principal, le souvenir de maman, a une nouvelle fois été omniprésent. Les larmes entre joie et tristesse ne peuvent être contenues. Le staff Hoka est là, une belle ouverture de cette semaine de l’utmb pour
HOKA, étant partenaire titre pour la première année de
UTMB Mont-Blanc.
Ils me tendent une bouteille de champ pour célébrer comme il se doit ce finish.
Retrouvailles avec mon speaker préféré
Ludovic Collet, ma famille-assistance-supporter et vous le public !
Un nouveau beau souvenir sur cet événement UTMB !