Une route compliquée et longue, plein d’autres choses en tête, c’est pas avec beaucoup d’entrain que nous arrivons sur Allos à 21h30 le samedi soir….
Reveil difficile à 5h40, je prends la navette à 6h pour me rendre sur le lieu de départ, Céline prolonge un peu la nuit en attendant son départ sur le petit parcours à 9h.
Je retrouve Julia, Guillaume ainsi que sa famille sur le site du départ. Je retire mon dossard, et il est temps d’aller sur le lieu du départ. 7h, à la fraîche, nous partons pour 58kms et 3200m+. Guillaume m’a vanté la beauté du parcours alors maintenant que je suis là j’ai hâte de prendre un peu de hauteur…
Le départ n’est pas le plus passionnant de la course avec une piste forestière sans grand intérêt, mais ça permet de décanter un peu la course. Après 5kms, nous attaquons une montée, nous revenons sur les deux coureurs partis en éclaireur. Patrice Marmet semble en forme et donne le rythme dans cette montée, juste derrière Vincent Chautard et Pascal Blanc. Guillaume reste dans les baskets de Patrice, alors que moi je me laisse distancer parfois car je marche. Nous sommes 3 en tête de course déjà bien détachés. Je fais toujours le yoyo en alternant marche et course. Ce début de montée est encore une piste forestière que j’apprécie moyennement mais on va ensuite prendre un single plus sympa. Il fait toujours frais et c’est tous les trois ensemble que nous arrivons au sommet de la première bosse. Nous attaquons une petite descente sympa. Bonne ambiance conviviale, on discute pas mal. Au bas de la descente c’est le km 12, je refais le plein d’eau car il n’y a pas de ravito avant 15kms… Nous repartons tous les 3 sur un chemin assez plat, personne en vu. Nous allons passer plusieurs petits raidillons mais le chemin est assez roulant dans l’ensemble. Nous débouchons sur un plateau sympa, très sauvage. C’est très vaste, le chemin est toujours très roulant. Nous voyons derrière nous Pascal Blanc, il est à bonne distance quand même. Nous passons le point de contrôle près d’un lac, puis nous faisons presque demi tour, nous revenons sur nos pas par un autre sentier, donc à nouveau un long chemin en plat descendant cette fois. Je passe devant et imprime un rythme assez élevé, Guillaume et Patrice suivent sans problème toute la première partie, mais sur la fin Patrice lâche un peu de terrain. Nous arrivons au ravitaillement, faisons le plein d’eau, et nous repartons Guillaume et moi alors que Patrice arrive. Il y a une petite montée un peu raide que nous marchons puis à nouveau un sentier balcon très roulant, au milieu des mélèzes. Joli point de vue et sentier agréable, à l’ombre. Parfois même si on n’a vu aucun croisement, les rubalises sont un peu espacées et j’ai des doutes mais Guillaume se souvient du parcours de l’année précédente donc tout va bien.
Arrivés à l’aplomb de Colmar, nous quittons ce sentier balcon pour plonger sur un petit chemin assez raide, la descente est sympa mais me secoue un peu les cuisses, je suis quand même Guillaume sans difficulté. Nous arrivons à la Ratery où nous faisons la jonction avec le petit parcours. Petit ravitaillement express, puis après 500m de plat, nous descendons jusqu’au lit d’une rivière que nous traversons. Après cette rivière, nous attaquons le col de l’Encombrette. Guillaume est devant depuis un moment et trottine sur cette montée douce, ça m’est pénible au début de courir puis ça va mieux alors que Guillaume semble plus à la peine, je passe devant et le motive encore pour courir sur cette portion pas trop raide. Nous restons comme ça un bon moment, nous doublons de plus en plus de coureurs du petit parcours. Lorsque je me retourne, je ne vois plus Guillaume, je ralentis de toute manière parfois je sens que je suis à la limite des crampes donc ça ne me fait pas de mal. Une pause pipi et Guillaume arrive, je le motive à nouveau et lui dis qu’on court cette partie roulante pour ensuite marcher lorsque ce sera plus raide. C’est ce qu’on fait. Je ne connais pas le parcours mais un signaleur nous annonce vous entrez dans le parc du Mercantour interdit de quitter le sentier ! Ok il n’y a plus de balisage mais il y a tellement de coureurs du petit parcours qu’il n’y a pas de soucis pour suivre la bonne route. C’est sympa de croiser du monde, en principe on arrive à doubler sans problème. Guillaume est quelques mètres derrière mais toujours en vue et toujours à porter de voix. On s’encourage mutuellement. On arrive dans un passage encaissé où le chemin fait des lacets dans une paroi abrupte. Le sentier est vraiment sympa, meme s’ il est en plein soleil, jolie vue sur la vallée, quelques névés dans la gorge, puis nous débouchons au sommet de la gorge et nous voyons le col à atteindre, le chemin est bien balisé par des dizaines de coureurs
. Les jambes vont bien je viens de prendre un GO2 one for Five pour le tester en milieu de course car jusqu’à maintenant j’ai testé ce produit uniquement 1h avant la fin et j’avais eu parfois mal au ventre 30 min après.
La fin du col est tout simplement magnifique avec de multiples points de vue aussi beaux les uns que les autres, nous passons à proximité d’une bergerie et d’un lac avant de finir le dernier lacet du col. Guillaume est toujours quelques mètres derrière, environ 1 à 2 minutes nous séparent. J’arrive au col et je ne dois pas être trop marqué, un contrôleur me demande : Randonnée ? Ça me fait sourire mais je lui réponds : non grand parcours
. Je m’assois quelques secondes au sommet à coté de Teddy qui est là pour le plaisir et aussi pour faire quelques photos pour Altecsports. La vue est tellement belle qu’on a pas trop envie de repartir mais plus je reste plus ce sera difficile de repartir !! Guillaume n’est plus très loin, je l’encourage et attaque la descente. Teddy m’a dit que Céline est à environ 15-20 min devant nous. Je pense bien que Guillaume va me rattraper à la descente mais je fais une descente normale, sans forcer mais sans traîner non plus. Dans ces parties caillouteuses et rapides, je peux une nouvelle fois apprécier le confort des chaussures Hoka. Je ne sais pas si c’est le One for Five, la fin de course ou le fait de rattraper Céline mais j’emmène une bonne vitesse en descente et en me décontractant quand même. Nous croisons un chamois qui fait le beau sur les rochers, puis je double un concurrent qui me dit que ma femme est juste devant… j’arrive au dernier ravitaillement où je fais le plein d’eau, je me débarrasse de mes emballages vides, je prends mon temps et je regarde si Guillaume arrive. Je l’encourage à nouveau et je continue mon chemin, la descente est plus technique sur un single, je m’attends à avoir une bonne remontée car à mon altimètre il me manque au moins 300m de D+. Quand j’arrive au fond de la vallée, je traverse une rivière et le chemin remonte. Je marche un peu mais à nouveau ça descend. Les bénévoles me confirment qu’il n’y a plus de montée. Enfin je vois la jupette de ma femme devant, je viens de doubler une féminine quelques minutes avant alors je la motive pour augmenter un peu le rythme. Elle me dit vas y ! Mais vas y ! Eh non soit j’attends avec elle que Guillaume arrive et termine avec Guillaume soit je termine avec elle. Je l’ai rattrapée 4 kms avant l’arrivée mais le fait de forcer un peu l’allure lui donne des crampes. A 2kms de l’arrivée, Guillaume est en vu ! On a assez de marge pour finir tous les trois ensemble alors c’est ce qu’on va faire. Il n’y a pas les filles comme au trail des Maures mais c’est une arrivée très sympa avec ma femme et un bon copain !! On termine donc la course en 6h11. Céline termine 7ème femme sur le petit et sera remisée sur la 3ème marche du podium senior grâce au jeu du non cumul.
Pas très enthousiastes avant la course, nous sommes absolument ravis d’être venus et ne regrettons pas ce déplacement un peu long. C’est un beau parcours, Céline a apprécié aussi le tracé qui lui convient bien avec deux grosses montées et une grosse descente. Pour le grand parcours c’est pareil, super, avec une première partie roulante et une deuxième partie qui l’est beaucoup moins.
Un peu de repos avant de faire, si l’avancement de mon chantier le permet le Trail Cenis Tour dimanche prochain.